Jour de la Terre 2026 : une édition dédiée à la sobriété partout en France

Le Jour de la Terre 2026 du 22 avril, dédié cette année à la Sobriété, mobilise partout en France des initiatives citoyennes en faveur de l’environnement. Depuis 2021, cette journée mondiale est coordonnée dans l’hexagone par le Geres, une ONG de solidarité internationale spécialisée dans la transition énergétique, qui lutte contre les changements climatiques et œuvre à l’amélioration des conditions de vies des plus précaires. Entretien avec Dianeva Gerard-Parmentier, responsable communication du Geres, membre du réseau Sobriété.

Pourquoi avoir choisi la thématique de la sobriété pour le Jour de la Terre 2026 ?

Dianeva Gerard-Parmentier : Chaque année, nous travaillons avec l’association mère du Jour de la Terre qui est au Canada pour choisir et valoriser une thématique annuelle. En 2026, c’est la thématique de la sobriété qui a été sélectionnée afin de mettre en avant un modèle vertueux pour répondre à l’urgence climatique. Contrairement aux autres années où nous diffusions la campagne canadienne, nous avons fait le choix cette année de proposer notre propre campagne de sensibilisation pour valoriser un modèle global proposé par la sobriété. Lancée le 16 mars dernier, celle-ci propose de concevoir la sobriété comme un nouvel imaginaire doux, facile et collectif : une « Révolution Douce ». Nous souhaitons faire découvrir les différents modèles de sobriété (matérielle, numérique, comportementale, collective et énergétique) afin de montrer que c’est une transition facile et vertueuse pour tous et toutes.  

Comment les partenaires ont-ils accueilli la thématique de la sobriété ?

D. G.-P. : La sobriété est, malgré ce que l’on aurait pu croire, un sujet qui réunit et engage, que ce soit aux niveaux des participant·es au Jour de la Terre comme de nos partenaires. Nos partenaires médias Arte, TV5 Monde et France TV ont particulièrement bien accueilli la thématique, en proposant des programmations dédiées en lien avec la thématique. Nous remarquons également que des villes et métropoles participantes (Cachan et le Mans) se sont bien saisies du sujet, et proposent à leur tour de nombreux ateliers et autres activités en lien avec la thématique comme la création de nichoirs à abeilles ou un jeu de plateau pour comprendre les enjeux climatiques et géopolitiques de l’Arctique. C’est également cette thématique large et engageante qui nous a permis de nous associer aux 72h de l’écologie de la Cité des Transitions du 24 au 26 avril pour cette édition 2026.  

Quel est le programme de cette 56ème édition du Jour de la Terre sur la sobriété ?

D. G.-P. : Nous avons à ce jour 39 événements inscrits au calendrier du Jour de la Terre, dont 10 incarnés par les lieux totems des 72h de l’écologie. On peut noter par exemple des ateliers organisés sur le jardinage en ville, des randonnées à vélo, des ateliers de compréhension sur la nature, des ateliers familiaux pour une vie bas carbone, une masterclass dédiée à la consommation durable… Tous les événements prévus en France sont consultables sur le site. 

Le Jour de la Terre participe à l’évènement 72h de l’écologie, porté par la Cité des Transitions à Marseille et Aubagne. Quelle animation sur la sobriété avez-vous prévu ?

D. G.-P. : Nous organisons une exposition photographique intitulée « La Sobriété en lumière : l’énergie du Geres à travers le monde » où nous proposons de regarder la sobriété à travers les yeux du Geres. Dans cette exposition qui met en lumière nos actions en France et à travers le monde, l’observateur·ice comprend que la transition et la sobriété sont deux faces d’une même pièce. De plus, le prisme Geres qui allie énergie et solidarité permet de percevoir l’humain derrière les projets, de voir comment l’énergie peut être un levier de justice climatique, mais également et surtout de justice sociale. Enfin, nous participons aux côtés du collectif POSEIDON, Enercoop PACA, à un atelier participatif sur l’énergie et l’habitat. 

Pour en savoir plus sur la sobriété

Le réseau Cler et Virage Énergie animent, avec le soutien de l’ADEME, le réseau Sobriété regroupant plus de 300 acteurs issus des collectivités territoriales, des institutions parapubliques, du monde associatif (dont le Geres) et universitaire. Ce réseau, ouvert à tout professionnel travaillant sur le sujet des sobriétés, permet de favoriser la montée en compétences collective, et d’avoir des espaces d’échanges pour ses membres. Il produit également des publications, anime des webinaires et des ateliers.

Découvrir le réseau Sobriété