ETAPE Paysage : un outil pour penser le paysage énergétique de son territoire
À travers la formation ETAPE Paysage, co-réalisée avec le Collectif Paysages de l’après-pétrole et l’Institut négaWatt, les acteurs locaux découvrent des outils concrets pour accompagner les élus dans cette transformation. Après avoir participé à cette formation en novembre 2025, Raphaëlle Gauthier, chargée de planification climat énergie au sein de l’ALTE 69, structure adhérente du réseau Cler, nous partage ce que cela lui a apporté.
Qu’est-ce qui vous a motivée à suivre cette formation ETAPE Paysage ? Quels sont les liens de l’ALTE 69 avec le paysage ?
Raphaëlle Gauthier : Pour des structures telles que la nôtre, Agence Locale de l’énergie et du climat, dont une des missions est d’accompagner les Communautés de communes rurales à déployer leurs objectifs de transition climatique sur leurs territoires, il s’agit de pouvoir y intégrer des considérations paysagères.
Avoir un plan d’actions pour viser la neutralité carbone ou transformer son territoire en TEPOS ; des kWh à économiser dans tel ou tel secteur, ou des kW d’origine renouvelable à installer, c’est indispensable. Mais une fois qu’une collectivité intègre les « ordres de grandeur » de ce que cela signifie, pouvoir les situer sur son territoire est l’étape d’après. Et là, on touche au paysage. À juste titre, les élu·es ruraux sont sensibles à cet aspect, car c’est l’identité de leur lieu de vie. Ils ont souvent grandi dedans. Le faire évoluer nécessite de se projeter, d’en discuter, de comprendre ce que cela signifie concrètement. Or, dans nos métiers, l’aspect paysager, bien qu’essentiel, a peu été investi d’un point de vue compétences. Aussi, suivre la formation ETAPE Paysage permet de comprendre et donc de mieux accompagner les élu·es ruraux dans cette transformation.
Qu’est-ce que vous retenez de ces deux jours de formation et comment allez-vous le mettre en œuvre ?
Ce que je retiens, c’est d’abord un fait : la conscientisation que nos paysages ont toujours évolué au gré des besoins de l’humanité. Apprendre à les questionner est non seulement légitime, mais incontournable dans notre transformation sociétale. Ensuite, cette formation permet de créer des « passerelles » de culture professionnelle entre énergie, climat et paysage. Déjà, ces deux jours nous familiarisent avec un vocable qui peut paraitre peu commun. Ils nous orientent vers les bonnes sources d’information, pour accéder à des bases de données fiables et éviter de nous perdre dans l’immensité du web sur ces sujets ! Cela débloque les appréhensions que l’on peut avoir entre « nous », entre milieux professionnels différents. Et ça facilite l’échange et la construction des dites « passerelles ». En bref, cette formation incite à se rapprocher de l’autre pour la future tenue d’atelier ETAPE. Dans mon cas, je privilégierai des structures comme les CAUE, qui sont nos « homologues » paysagistes.
Est-ce que vous recommanderiez à des pairs de s’inscrire ? Pour quelles raisons ?
Je ne peux que la conseiller, car c’est une formation professionnellement enrichissante pour toutes les raisons déjà évoquées. Et puis, je reste convaincue que pour transformer nos sociétés vers de nouvelles modalités du « vivre ensemble », il faudra y intégrer la dimension paysagère, qui touche au(x) sensible(s) et à notre habitat du quotidien, qu’il soit rural … ou urbain.
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