Dans les territoires, un vivier d’emplois pour la transition énergétique à pérenniser

Formations et emploi, Territoires et démocratie

Les collectivités territoriales ont un rôle majeur à jouer dans la lutte contre le réchauffement climatique. Localement, leurs politiques énergie-climat sont mises en oeuvre grâce à des chefs de projets et des coordinateurs - architectes et petites mains de la transition écologique. Des métiers à faire connaître, et des parcours professionnels à valoriser, selon le CLER qui publie aujourd’hui une étude sur ce sujet disponible sur son site internet.

Communiqué de presse du 16 novembre 2017

La transition énergétique ne pourra vraiment s’accélérer qu’à travers la mobilisation des territoires, où déjà les actions concrètes se multiplient et s’amplifient au plus près des citoyens, des entreprises et de leurs besoins énergétiques. La création du réseau des Territoires à énergie positive (TEPOS) en 2010 le prouve, tout comme l’appel à projet ministériel Territoires à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV) en 2014 et la réaffirmation du rôle des collectivités dans la lutte contre le changement climatique depuis la COP21.

Des animateurs indispensables

Pour animer ces nouvelles politiques locales énergie-climat, des postes ont récemment été créés. Qui les occupe ? Les chargé.e.s de mission climat-énergie ou TEPOS contribuent à définir la stratégie du territoire, à planifier son exécution, à mobiliser les citoyens et les acteurs économiques. Ils permettent de généraliser l’« intelligence territoriale » indispensable pour apprivoiser la triple complexité technique, juridique et financière des projets énergétiques, et ainsi transformer les contraintes énergétiques en opportunités.

L’étude menée par le CLER – Réseau par la transition énergétique (auprès de 116 personnes) révèle que deux-tiers des personnes interrogées sont aujourd’hui contractuels de la fonction publique. Pour pérenniser l’action de ces professionnels – ainsi que leur emploi – l’Etat doit donner aux collectivités locales (Pays, Parcs naturels régionaux, Régions, Pôle d’équilibre territorial et rural…) les moyens de se doter de ces nouvelles compétences, sur le long terme.

Donnons les moyens aux territoires de lutter contre les changements climatiques dans la durée

Rapprocher monde de la formation et animateurs des territoires

Face à ces métiers émergents et aux nouvelles compétences requises sur le terrain, les organismes de formation tentent d’anticiper les besoins des territoires et d’adapter leur offre, pour former au mieux les futurs coordinateurs des politiques énergie-climat, et accompagner leur montée en compétence en formation continue. L’évolution des parcours de formation et de la gestion des carrières est une étape nécessaire de la pérennisation de ce nouveau métier.

Cette évolution passe par un rapprochement entre les organismes de formation et les territoires sur les questions énergie-climat. Par des échanges et des projets communs, ils forment des professionnel.le.s d’aujourd’hui ou de demain capables de piloter une transition énergétique locale ambitieuse. Plus généralement, ils contribuent partout en France à l’émergence des connaissances, des compétences et des emplois futurs de la transition énergétique.

Cette enquête qualitative en trois parties est la contribution du CLER à cette démarche au long cours. Découvrez-en les résultats, les témoignages de professionnels et les retours d’expérience locaux.

Qui sommes-nous ?

Le CLER – Réseau pour la transition énergétique (anciennement Comité de liaison pour les énergies renouvelables) est une association française, agréée pour la protection de l’environnement, créée en 1984. Elle a pour objectif de promouvoir les énergies renouvelables, la maîtrise de l’énergie et plus largement, la transition énergétique. En 2004, l’association crée le réseau Format’eree qui regroupe aujourd’hui plus de 30 organismes de formation actifs et impliqués dans la transition énergétique. Puis en 2011, elle crée le réseau TEPOS, d’une initiative conjointe avec six territoires pionniers et six acteurs locaux. Il réunit les territoires qui visent la couverture de leurs besoins énergétiques, après les avoir réduit au maximum, par les énergies renouvelables locales, selon les trois principes de la démarche négaWatt : sobriété énergétique, efficacité énergétique et énergies renouvelables.

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Contact

Esther Bailleul

Chargée de mission énergie et territoires

esther.bailleul[arobase]cler.org
Contact

Alexis Monteil

Responsable de projets Plateformes de la rénovation énergétique et Formation

alexis.monteil[arobase]cler.org